Avril 2019 : La forêt, les arbres…

Le choix de Gerda : Introduction

La forêt

Chez les Celtes, la forêt est un sanctuaire à l’état de nature. Ainsi étaient ressenties la forêt de Brocéliande, et, chez les Grecs, la forêt de Dodone.
L’arbre, symbole de vie, est un intermédiaire entre le sol d’où jaillissent ses racines et le ciel qu’il touche de sa cime. Les temples sont des forêts en Gaule, ils ne se pétrifieront que sous l’influence romaine.

cf. les vers de Baudelaire dans Correspondances :
« La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers. »

L’immense forêt dévoreuse est célébrée dans la littérature hispano-américaine : c’est la forêt vierge.
La forêt génère l’angoisse et la sérénité, l’oppression et le refuge : elle représente une manifestation puissante de la vie.
L’homme moderne voit la forêt comme un symbole de l’inconscient (elle est obscure et profondément enracinée).
La terreur de la forêt, la peur panique, une sorte de claustrophobie aérée seraient inspirées par la crainte de révélations de l’inconscient selon Jung.
En littérature, la forêt reste le décor idéal pour les Contes de fées : Chaperon rouge, La Belle au bois dormant, Blanche-Neige.

Le bois

C’est par excellence la MATIERE dans la liturgie catholique, il est synonyme de La Croix et de l’arbre.Dans les langues celtiques on relève une homonymie complète du nom de la Science et du Bois.La noisette est le fruit de sagesse et de savoir.Les baguettes de coudrier servent à la magie.Le symbolisme général du bois recèle une sagesse et une science surhumaine.Chez les Anciens, Grecs et Latins, les bois étaient consacrés à des divinités : ils sont la demeure mystérieuse du dieu.Les bois sont une sorte de matrice (vie, fraîcheur, eau, chaleur).

Le peintre montre ce symbolisme maternel de la forêt, havre de sécurité, lieu du rêve, décor de notre inconscient.
Cf. « La gare forestière » de Paul Delvaux :

Les bois sont associés au mystère.
Qu’ya-t-il derrière chaque arbre?
Sénèque évoque l’idée d’un bois qui abrite quelque dieu, dans une lettre à Lucilius.
Il était sacrilège d’émonder ou de couper un arbre d’un bois sacré.

L’arbre

La bibliographie autour de l’arbre constitue, par son ampleur, l’objet d’un livre à elle seule.
Symbolisme de la verticalité, tel est l’arbre de Léonard de VinciLes feuilles évoquent un cycle : mort et régénération.
Les 3 niveaux du cosmos sont mis en communication :
1) le souterrain
2) la surface de la terre (Tronc et 1ères branches)
3) les hauteurs (branches supérieures, cime et canopée)
Entre les racines, rampent les reptiles.Dans la ramure volent les oiseaux.
L’arbre réunit les quatre éléments :
Eau avec la sève
Terre dans son corps montant des racines
L’air nourrit les feuilles
Le feu jaillit des frottements
L’arbre cosmique est représenté sous la forme d’une essence majestueuse =
– Le chêne celtique : divinité suprême du ciel, attire la foudre, sagesse
– Le tilleul germanique : amitié
– Le frêne scandinave : immortalité
– L’olivier de l’Orient islamique : …
– Le mélèze sibérien : immortalité, force, victoire, paix
– Le bouleau sibérien : Le printemps et la jeune fille

Le choix de Mady

Terre des affranchis / Liliana Lazar

Présentation de l’éditeur :

Victor ouvrit un cahier et prit sa plume. Sa main tremblait au moment d’écrire le premier mot du texte qu’il découvrait. D’un geste méthodique et lent, il traça de grosses lettres capitales sur la feuille. Le manuscrit dactylographié en roumain que Victor Luca s’apprête à recopier est un livre interdit car, en cette année 1972, Ceaucescu est au pouvoir et les temps sont à la répression. Pourquoi Victor écrit-il? Pour oublier l’odeur de la mandragore qui émane parfois des corps sans vie de jeunes filles ? Pour combler le vide des jours de solitude et d’enfermement ? En attendant la nuit et ses promesses d’évasion vers la forêt, immense et mystérieuse, toute proche? Peut-être pour trouver la paix, qui tarde à venir.

Le Prix de la Romancière Francophone 2010 a été décerné à Liliana Lazar pour ce roman.

Extrait :

« Pour les villageois, Slobozia symbolisait le monde civilisé, c’est-à-dire l’espace ordonné et christianisé. La forêt, en revanche, était le lieu du sauvage, de l’animalité et des forces païennes. Le cimetière marquait la transition entre ces deux dimensions : le raisonnable et l’instinctif, le sacré et le magique, la vie et la mort. »

L’avis de Mady : 8/10 – L’histoire se déroule en Roumanie, à Slobozia, ce qui se traduit en français par « Terre des affranchis » et débute un an avant l’élection de Ceaucescu.
Le village est entouré de bois et d’un lac maudit pour les habitants qui le surnomment « la fosse aux lions ».
Ce roman raconte la vie de Victor, recherché pour un meurtre, il va rester une longue période caché. Il ne pense qu’à expier sa faute et obtenir sa rédemption.
Premier roman de l’auteure, très bien écrit, il tient du polar et du fantastique.

Le dernier ermite / Michael Finkel

Présentation de l’éditeur :

L’histoire incroyable d’un homme qui a vécu seul pendant 27 ans dans les forêts du Maine
En 1986 – c’était l’époque de Reagan et de Tchernobyl – Christopher Knight, un jeune homme intelligent et timide, décide de quitter la société des hommes pour vivre dans une solitude totale au cœur de la forêt du Maine au nord des États-Unis. Pendant près de 30 ans, il ne parlera à personne, fuira tout contact, apprenant à survivre au froid et à la faim grâce à son courage et à son ingéniosité. Pendant toutes ces années aussi, il réussira à s’introduire sans trop de dommages dans certains cottages pour trouver des vêtements, des livres, des piles, de la nourriture supplémentaire… qui lui permettront de traverser sous sa tente les terribles hivers de cette région américaine jusqu’à son arrestation en 2014.
Michael Finkel a été le seul journaliste auquel Christopher Knight a accepté d’accorder de nombreux entretiens, en prison et après sa libération.
Pourquoi a-t-il décidé de se retirer du monde ? Qu’a-t-il appris de ces 27 années ? Comment a-t-il supporté son retour dans la société ?
Un ouvrage qui n’est pas seulement un récit de survie mais qui pose des questions fondamentales sur la solitude, la vie des ermites, la cohabitation avec la nature sauvage, le monde intérieur, les contrastes de notre société. C’est aussi le portrait d’un homme qui a choisi de vivre à sa façon et qui au-delà des souffrances y a totalement réussi.

Extrait :

« Toute sa vie, il s’était senti à l’aise dans la solitude. La relation avec les autres était si souvent frustrante. Chaque rencontre avec autrui lui faisait l’effet d’une collision. En roulant, peut-être perçut-il en lui quelques murmures de peur et d’excitation, comme s’il était au bord d’accomplir un saut radical. »

En cours de lecture

Le choix de Michelle

La vie secrète des arbres / Peter Wohlleben

Présentation de l’éditeur :

Les citadins regardent les arbres comme des « robots biologiques » conçus pour produire de l’oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d’un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement « Bois Wide Web ». 
La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l’ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.

Extrait :

« Pour moi, ce sont les hommes qui depuis des millénaires sont responsables de la destruction des forêts par le feu, par négligence et sans volonté de nuire, par exemple en faisant cuire leurs aliments. Les causes naturelles, comme la foudre, qui est effectivement à l’origine de quelques petits foyers localisés, sont des phénomènes trop rares pour que les espèces européennes y aient développé une adaptation.
Tendez l’oreille la prochaine fois qu’il sera question des origines d’un incendie de forêt aux informations : la plupart du temps, c’est l’homme qui est incriminé. »

L’avis de Michelle : 10/10

Dans la forêt / Jean Hegland

Présentation de l’éditeur :

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Considéré depuis sa sortie comme un véritable choc littéraire aux Etats-Unis, Dans la forêt, roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Extrait :

« Il m’est alors venu à l’esprit que je pouvais trouver le réconfort dans le deuil de mon père et de ma mère, puisque le mystère de la mort les avait déjà étreints. Quoiqu’il arrive quand une personne meurt, ça leur était arrivé. Ils étaient partis devant, ils avaient montré le chemin, et à cause de ça, la mort semblait un peu plus confortable, un peu plus tranquille, un peu moins terrifiante. parce que mes parents étaient déjà là – dans la mort -, j’ai compris que je pouvais me permettre de profiter de la lumière du soleil aussi longtemps que possible. Assise près de la tombe de mon père, j’étais heureuse – et fière – d’être en vie. »

L’avis de Michelle : 9/10

La forêt plénitude / Frank Andriat

Présentation de l’éditeur :

Parce que, pour son dix-huitième anniversaire, elle reçoit un petit livre qui la bouleverse, Virginie décide de vivre une expérience en solitaire dans la forêt.
Elle y découvre la beauté de la nature, la simplicité et une lumière intérieure. Sensuelle, enthousiaste, profonde et paisible, elle se confie à son auteur préféré et lui dévoile ce qui la fait vivre.
A sa soif de liberté, Virginie mêle une double quête du bonheur et de la tendresse. Ce roman est une ode à la forêt et à l’amour.

Extrait :

« Un livre, ça peut être tout ou presque rien. Un coup de vent dans la forêt du songe, un tremblement dans notre vie réelle. Il peut modifier la lumière de notre quotidien, la rendre soudain plus vive ou plus ténue. On continue de respirer comme avant et, pourtant, au cœur de nous, une graine pousse, inattendue. Quand tout à coup elle germe et qu’elle transforme une de nos habitudes, on s’étonne. On a oublié le livre depuis longtemps, mais c’est de lui qu’elle est venue, qu’elle nous a envahis. »

Michelle et Noële ont lu ce livre
L’avis de Michelle : 7/10
L’avis de Noële : 7/10

Le choix de Noële

L’église verte / Hervé Bazin

Présentation de l’éditeur :

Dans un village de France, on découvre un homme qui vient de nulle part : un homme sans nom, sans famille, sans passé, ou, du moins, se prétendant tel.
Il semble avoir vécu un certain temps caché au cœur de la forêt, cette « église verte », ultime refuge pour ceux qui veulent fuir leurs semblables…. Ou eux-mêmes. 
Quel est son secret ? Hymne vibrant à la nature – dont Hervé Bazin, obstiné campagnard, parle mieux que personne, en connaisseur et en poète – L’Eglise verte nous interroge : en fin de compte, qu’est-ce qu’un homme ? Un état civil ? Un animal civilisé ? Un être obligatoirement social ? Classés, fichés, bureaucratisés, sommes-nous encore libres différents, solitaires, vraiment nous-mêmes ? 

Extrait :

« (… ) j’ai donné le goût des longues randonnées dans ces bois où nous sommes parfois des cueilleurs de simples , de bolets , de framboises , de noisettes , mais surtout des voyeurs . Je veux dire : des gens qui savent voir , à l’inverse de tant d’autres passant à côté de tout , les yeux ouverts et le regard fermé; des gens qui appartiennent, en pleine nature, à l’ordre des contemplatifs, qui se conduisent comme dans une réserve, qui n’interviennent jamais, qui ne collectionnent rien, qui ne photographient même pas, qui se réjouissent seulement d’identifier cent variétés de papillons, d’oiseaux, de rongeurs et, plus encore, d’observer dans le silence des approches une biche camouflant sa rousseur, une couleuvre en train d’avaler un orvet , un pic à calotte rouge tambourinant ses noces au bord du trou foré pour sa femelle … »

Noële et Nicole ont lu ce livre
L’avis de Noële : 8/10
L’avis de Nicole : 8/10

Le choix d’Alberte

Dans Les bois éternels / Fred Vargas

Présentation de l’éditeur :

Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant.
Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.
Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas…

Dans les bois éternels est le dixième « rompol » de Fred Vargas. Ses précédents livres, traduits ou en cours de traduction dans plus de trente pays, ont reçu nombre de récompenses françaises et étrangères, dont le prix des Libraires, le prix des Lectrices ELLE, le Deutscher Krimipreis.

Extrait :

« Robert eut un regard vers le patron, puis revint vers le commissaire.
– C’est un horsin, expliqua-t-il à voix basse.
– C’est-à-dire ?
– Il est pas d’ici. Il vient de Caen.
– Caen, ce n’est pas la Normandie ?
Il y eut des regards, des moues. Fallait-il ou non informer le montagnard d’un sujet aussi intime ? Aussi douloureux ?
– Caen, c’est la Basse-Normandie, expliqua Angelbert. Ici, t’es dans la Haute.
– Et c’est important ?
– Disons que ça ne se compare pas. La vraie Normandie, c’est la Haute, c’est ici. […]
– Attention, compléta Robert, là-bas, dans le Calvados, ils vont te prétendre le contraire. Mais faudra pas les croire.
– Bien, promit Adamsberg.
– Et chez eux, les pauvres, il pleut tout le temps.
Adamsberg regarda les vitres, sur lesquelles la pluie tombait sans discontinuer.
– Il y a pluie et pluie, expliqua Oswald. Ici, il pleut pas, ça mouille. […] »

L’avis d’Alberte : 8/10 – L’histoire de ce livre ne m’a pas tellement plu mais il est très bien écrit, je donne 8 pour l’écriture.

Le signe de l’arbre / Michaël Vescoli

Les Celtes constituèrent une des civilisations prépondérantes d’Europe durant les deux millénaires précédant l’hégémonie romaine. Plus qu’un simple moyen de se repérer dans le temps, leur calendrier était un véritable almanach réunissant l’ensemble de leurs Bavoirs et intuitions sur les corrélations entre le monde des arbres et celui des êtres humains. La lecture de cet ouvrage permet à chacun de découvrir son arbre tutélaire, et la richesse symbolique que les Celtes lui attribuaient.

L’avis d’Alberte : 9/10

Le choix de Nicole

La petite fille qui aimait Tom Gordon / Stephen King

Présentation de l’éditeur :

C’est exprès que Trisha s’est laissée distancer par sa mère et son frère, ce jour-là, au cours d’une excursion sur la piste des Appalaches. Lassée de leurs sempiternelles disputes depuis que Papa n’est plus là.
Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est que quelques minutes plus tard elle serait réellement perdue dans ces forêts marécageuses. Qu’elle affronterait le froid, la faim, la nuit, les bruits et les rumeurs de la nature. Et deux personnages terrifiants acharnés à sa perte : la Teigne et la Chose. Il lui reste son baladeur, sur lequel elle peut suivre les exploits de son idole, Tom Gordon, le joueur de base-ball. Le seul qui peut l’aider, la sauver.
Un magnifique personnage de petite fille drôle, futée, énergique, capable de désespoir autant que de courage. Et puis une histoire très simple.
Une terreur très simple…

Extrait :

« -Cette fois mon compte est bon, hein, Tom? Je vais mourir.
Elle était calme, lucide. Sa voix ne tremblait même pas.
Comme sa question restait sans réponse, Trisha leva la tête et regarda autour d’elle. Tom Gordon s’était volatilisé. »

L’avis de Nicole : 8/10

Enchantement / Orson Scott Card

Présentation de l’éditeur :

Au cœur de la forêt ukrainienne, le petit Ivan découvre une jeune fille endormie sur un autel. Une présence inquiétante le pousse à s’enfuir. Des années plus tard, Ivan revient sur les lieux. Cette fois, il ose embrasser la belle… et se retrouve précipité mille ans auparavant, dans un monde parallèle où la sorcière Baba Yaga fait peser une terrible menace. Une réinterprétation libre et magistrale de La Belle au bois dormant, par l’un des auteurs de fantasy les plus talentueux au monde.

Extrait :

« Dans les contes occidentaux, on se mariait, on avait beaucoup d’enfants et l’histoire s’achevait là ; dans les légendes russes, on allait bien au-delà – jusqu’à la trahison, à l’adultère, au meurtre, tout cela dans le cadre du mariage romantique où le héros de passage se trouvait pris par hasard. Le vieux conte de la Belle au bois dormant se terminait peut-être bien en France ou dans les pays anglo-saxons, mais Ivan se trouvait en Russie et il fallait être fou pour avoir envie de vivre la version russe d’un conte de fée. »

L’avis de Nicole : 10/10
L’avis de Laura : 10/10 – Ce livre est un enchantement…

Le choix d’Assunta

L’arbre d’or / John Vaillant

Un soir de l’hiver 1997, dans les îles de la Reine-Charlotte, un bûcheron de Colombie-Britannique nommé Grant Hadwin commet un acte d’une violence inouïe. Sa victime est légendaire : un épicéa de Sitka vieux de 300 ans, haut de 50 mètres et entièrement couvert de lumineuses aiguilles dorées. Dans un geste paradoxal, qu’il conçoit comme une protestation contre les dommages causés par l’homme à la nature, Hadwin s’attaque à l’arbre avec une tronçonneuse. L’épicéa tombe deux jours plus tard, jetant la communauté locale dans la consternation. L’Arbre d’or était non seulement une curiosité scientifique, un miracle et une attraction touristique, mais il était sacré pour le peuple des Haïdas. Peu de temps après avoir confessé son crime, Hadwin disparaît dans de mystérieuses circonstances ; à ce jour, il n’a pas été retrouvé.

En dénouant les fils de cette histoire vraie, John Vaillant donne à voir la beauté sauvage des côtes de l’Alaska ; il décrit les tensions historiques entre les Européens et les Indiens haïdas, la vie âpre et brutale des bûcherons, ainsi que l’histoire de l’abattage des arbres en Amérique du Nord et ses conséquences pour toute la civilisation occidentale.

Extrait :

« Par une journée d’automne, au environ de 1700, sur la rive ouest de la Yakoun, un de ces pins fit tomber un fruit qui, en s’ouvrant, laissa échapper une graine à nulle autre pareille. Cette graine tombée comme des centaines d’autres cette année-là de l’un des milliers de cônes produits par un épicéa de Sitka parmi des dizaines de millions de spécimens poussant sur la côte Nord-Ouest. L’arbre dont elle était issue semait sans doute ses graines depuis l’époque des Vikings. Si les chances de survie d’une graine d’épicéa n’étaient pas aussi faibles que celles d’un spermatozoïdes humain, chaque arbre père serait une forêt à lui tout seul. Pourtant, malgré une période de fertilité de sept cent cinquante ans, un épicéa de Sitka n’engendre pas plus d’une douzaine de descendants qui atteignent leur maturité. Que la graine en question ait pu faire partie de ces survivants laisse tout le monde pantois aujourd’hui encore.
Cette graine en forme de larme et de la taille d’un grain de sable ne devait se distinguer en rien, à première vue, de toutes les autres qui jonchaient le sol depuis des millénaires. De ses sœurs tombées sur l’épaisse mousse qui tapisse la forêt, une seule sur cent germerait. Celles qui auraient la chance d’atterrir sur une grume-abri s’en sortiraient mieux que les autres, mais même elles auraient une probabilité sur trois de finir dévorées par les champignons en moins d’un mois. Sans qu’on sache comment, cette modeste graine porteuse de son étrange message a réussi à faire mentir les statistiques et à prendre racine. La pousse minuscule aurait facilement pu passer inaperçue dans la pouponnière surpeuplée qu’est le sol de la forêt, entourée qu’elle était par des milliers d’autres arbres aspirant à vivre. Des épicéas de Sitka, mais aussi des pruches, des cèdres rouges, des cyprès jaunes et même un if par-ci par-là. A ce stade de son existence, elle devait être surpassée par tous, y compris par les habituels habitants de l’ombre – mousses, hépatiques, lys noirs, fougères, bois piquant -, sans parler des épais buissons de salal qui peuvent atteindre quatre mètres de haut et devenir si touffus qu’il faut y pénétrer à la machette.
En regardant cette jeune pousse – à condition que quelqu’un ait réussi à la voir -, l’idée qu’elle ait eu l’intention de devenir l’une de ces gigantesques colonnes qui masquent le ciel du Nord-Ouest aurait paru très présomptueuse. Pendant sa première année de vie, le jeune arbre ne devait pas mesurer plus de cinq centimètres, et ses aiguilles vert pâle ne devaient pas être plus d’une dizaine. Il devait offrir un spectacle fascinant sur le plan abstrait, comme peut l’être celui d’une jeune tortue serpentine, son étrange aspect étant masqué par les signes universels de la petite enfance dans la nature : un mélange à part égale de totale vulnérabilité et de détermination primitive. En dépit de son collier hérissé et de sa tige aussi droite qu’un rayon de soleil, la jeune pousse était encore aussi fragile qu’un œuf de grenouille. Une branche tombée d’un arbre, le pied d’un humain ou d’un animal – ou tout autre événement aléatoire – pouvait mettre un terme définitif à son existence. Dans les profondeurs sombres et humides des sous-bois, la merveilleuse anomalie de ce jeune arbre était un secret bien gardé. D’année en année, il enfonça ses racines plus loin dans la rive, s’accrochant toujours plus farouchement à la vie et à la terre. Contre toute probabilité, il se transforma en l’un des rares jeunes survivants assez fort pour se frayer un chemin jusqu’à la lumière du jour et rivaliser avec les géants larges de trois mètres et haut de dizaines de mètre. C’est finalement le soleil qui allait dévoiler aux yeux du monde le secret de cet arbre. Dès le milieu du XVIIe siècle, il devait déjà être clair que quelque chose d’extraordinaire était en train de grandir sur les rives de la Yakoun, une créature digne d’un mythe ou d’un conte de fées : un épicéa aux aiguilles d’or.
A moins d’être particulièrement grand ou d’avoir une forme inhabituelle, un arbre ne se démarquera pas de ses congénères ; on ne le remarquera pas de loin, à moins qu’il ne soit isolé des autres. Mais bien que planté au milieu d’une forêt de géants, le spécimen qui serait un jour connu comme l’Arbre d’or était une exception à plusieurs titres. A hauteur de sol, sa couleur clouait les gens sur place d’étonnement. Vu du ciel, il se dressait tel un phare visible à des kilomètres à la ronde. Comme une grande partie du paysage environnant, les Haïdas l’inscrivirent dans le vaste répertoire de leurs histoires, mais à ce que l’on sait, parmi la multitude de ses congénères, il est le seul arbre à qui ce peuple eût jamais donné un nom. Ils l’appelèrent K’iid K’iyaas, le vénérable épicéa, et selon la légende il était l’avatar d’un humain.
Bien que très connu de ceux qui vivaient aux environs de la vallée de la Yakoun, l’arbre d’or ne fut découvert par les scientifiques qu’au XXe siècle. Il avait alors plus de deux cent ans et ne passait pas inaperçu. Lorsque, en 1924, Sir Windham Anstruther, un baron écossais qui faisait profession de marqueur, le croisa sur sa route, il en resta ébahi : « Je ne l’ai même pas marqué de ma hache, rapporta-t-il à un journaliste avant sa mort. Il faut croire que j’ai été saisi par son aspect étrange au milieu de cette forêt toute verte. » Par la suite, pendant des années, personne ne sut quoi faire de cette licorne végétale qu’avait découverte Sir Windham. Pour certains, il pouvait s’agir d’une nouvelle espèce indigène de l’archipel. Pour d’autres l’arbre avait été frappé par la foudre ou était simplement mourant. Mais il s’avéra que cet épicéa était bien vivant et en bonne santé, qu’il était juste un spécimen d’une exceptionnelle rareté. D’une rareté telle qu’elle lui valut de recevoir en propre le nom scientifique de Picea sitchensis « Aurea ». Picea sitchensis est le nom latin de l’épicéa de Sitka et Aurea signifie « doré » ou « brillant comme l’or », mais peut aussi vouloir dire « beau » ou « splendide ». Haut de six étages, avec sa circonférence de plus de six mètres, l’épicéa d’or n’avait pas d’équivalent dans le monde botanique. »


L’extrait est très long mais, franchement, je ne voyais pas bien où couper…

L’avis d’Assunta : 10/10

Celle qui plante les arbres / Wangari Waathai

Présentation de l’éditeur :

Ce livre retrace l’incroyable combat de Wangari Maathai. A la tête du Mouvement de la ceinture verte, le plus grand projet de reboisement d’Afrique, elle mène une lutte acharnée avec les femmes kenyanes contre la déforestation : quelque trente millions d’arbres sont plantés en trente ans. Mais son mouvement, outre les arbres, sème aussi des idées. Sa croisade écologique se heurte alors de plein fouet au régime. Elle est victime de brutalités policières, de harcèlements, et se retrouve à maintes reprises derrière les barreaux, mais en ardente militante, jamais elle ne cède.

A travers son histoire personnelle, Wangari, la petite paysanne des Hautes Terres devenue Prix Nobel, démontre que des gestes simples suffisent parfois à susciter de profonds bouleversements sociaux et politiques. Son témoignage sans concession est un message d’espoir autant qu’un plaidoyer pour l’action. Elle conclut d’ailleurs par un seul mot d’ordre: « Nous n’avons le droit ni d’être fatigués ni de renoncer. »

Extrait :

« Comme quelque 150 000 Kikuyu, mon père était aussi de cette première génération d’hommes kenyans qui quittèrent leur village des réserves indigènes et leur famille pour aller travailler dans les fermes des colons blancs et gagner de l’argent. Avant l’arrivée des Britanniques, les peuples africains ne connaissaient pas l’économie monétaire. La principale monnaie d’échange était le petit et le gros bétail, surtout les chèvres. Pour un bout de terre, la dot de la mariée ou la rémunération d’un service, il en coûtait tant de mbũri (chèvres). La vie d’un homme était évaluée à environ trente chèvres, celle d’une femme ou d’un enfant valait moins.  
Quand les administrateurs coloniaux ont institué l’impôt pour financer le développement local, ils n’avaient bien entendu aucune envie de se faire payer en chèvres. Ils voulaient du bon argent, sonnant et trébuchant – apanage, jusqu’alors, des seuls fonctionnaires et colons blancs. Et, incidemment, ils voulaient aussi mettre en valeur la main-d’œuvre du pays sans en passer par le travail forcé. L’impôt obligatoire sur le revenu des hommes offrait la solution idéale : il tordait, pour ainsi dire, le cou au bétail comme unité d’échange pour lui préférer une vraie monnaie, et contraignait indirectement les Africains à se faire embaucher contre salaire dans les fermes des colons ou les bureaux de l’administration pour s’acquitter de leur dette envers l’État. »

L’avis d’Assunta : 10/10

Le choix de Colette

L’homme qui plantait des arbres / Jean Giono

Présentation de l’éditeur :

En 1953, le magazine américain Thé Reader’s Digest demanda à Giono d’écrire quelques pages pour la rubrique bien connue « Le personnage le plus extraordinaire que j’aie jamais rencontré « .
Quelques jours plus tard, le texte tapé à la machine, était expédié, et la réponse ne se faisait pas attendre : réponse satisfaite et chaleureuse, c’était tout à fait ce qui convenait.
Quelques semaines passèrent, et un beau jour Giono descendit de son bureau. Son visage reflétait la stupéfaction. Il venait de recevoir une deuxième lettre du Reader’s Digest, d’un ton bien différent de la première : on l’y traitait d’imposteur…
Giono trouvait la situation cocasse, mais ce qui prédominait en lui à l’époque, c’est la surprise qu’il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu’il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination…

Extrait :

« Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de paroles et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. »

L’avis de Colette : 10/10

Manosque des plateaux / Jean Giono

Présentation de l’éditeur – extrait :

« Ce pays-là va tout en vagues, puis se creuse en un beau val. Un ruisseau est au fond, sous les saules. C’est le Largue. Un Largue large de trois pas. Il ne va pas comme tous les ruisseaux, d’un flot égal, mais il dort dans des trous profonds, puis l’eau glisse d’un trou à l’autre, en emportant des poissons, puis tout s’arrête et l’on attend une pluie là-bas sur les plateaux. Quand on se penche sur ces trous d’eau, on voit d’abord le monde renversé des arbres et du ciel. Là, j’ai compris pourquoi les jeunes filles se noyaient : c’est la porte d’un pays, c’est un départ ; sous l’eau sont des nuages, et des arbres, et des envols d’oiseaux, et des fleurs. Un peu de courage, même pas du courage, laisse faire le poids de cette chair… »

L’avis de Colette : 10/10

Le choix de Laura

La forêt des Mythagos / Robert Holdstock
1 – La forêt des Mythagos
2 – Lavondyss
3 – Le Passe-Broussaille
4 – La porte d’ivoire

Présentation de l’éditeur :

Dans un coin perdu du Herefordshire s’étend le bois de Ryhope, vestige d’une ancienne forêt remontant à la dernière glaciation ; un bois tellement dense qu’il paraît impossible d’y pénétrer au-delà d’une certaine limite.
George Huxley, qui s’est établi avec sa famille à l’orée de Ryhope, est pour d’obscures raisons obsédé par ce bois, par l’idée d’explorer ses profondeurs ; une obsession qui le conduit à négliger sa femme et ses enfants.
Après sa mort, en 1946, ses deux fils se retrouvent à Ryhope où, grâce aux carnets qu’il a laissés, l’étrange vérité sur la forêt leur est peu à peu révélée : dans ce coin de l’ancienne Angleterre, il semble que l’inconscient collectif humain soit capable de donner vie aux peuplades des mythes et des légendes. Et qu’au détour d’un sentier, ou bien derrière un arbre, se dissimulent Guiwenneth, la belle princesse celte, Jason et ses argonautes, le roi Arthur Pendragon et bien d’autres héros encore…

Extrait :

« Je suis la fille de la première heure du matin. Je suis la chasseresse qui dans la lueur de l’aube […] lance le filet dans la clairière aux bécasses. Je suis le faucon qui de haut voit les bécasses s’envoler et se prendre dans le filet. Je suis le poisson […] qui se débat dans l’eau, nageant vers la grande roche grise qui indique les eaux profondes. Je suis la fille du pêcheur qui transperce le poisson. Je suis l’ombre de la haute pierre blanche sous laquelle est couché mon père, l’ombre qui se déplace avec le jour vers la rivière où noagent les poissons, vers les bois où la clairière aux bécassines est bleue de fleurs. Je suis la pluie qui fait courir le lièvre, chasse la biche dans les fourrés, arrête le feu au milieu de la maison ronde. Mes ennemis sont le tonnerre et les bêtes de la terre qui rampent dans la nuit, mais je ne les crains pas. Je suis le cœur de mon père et de son père. Brillante comme le fer, vive comme la flèche, puissante comme le chêne. Je suis le pays. »

Mon avis : 10/10 – Cette série de livres est un chef-d’oeuvre.
Pas facile car on perd vite le fil mais on est très vite récompensé de persévérer. On peut, bien sûr, ne lire que le premier et considérer qu’il y a une fin mais, dans ce cas, on perd la suite de l’histoire et, personnellement, j’ai toujours voulu savoir la vraie fin quand l’histoire est bonne…

Une critique intéressante :

Robert Holdstock est l’un de ces auteurs anglo-saxons certainement partis trop tôt. Son oeuvre la plus célèbre est le cycle de La Forêt des Mythagos, récompensé par un World fantasy et un British SF Awards, et le prix spécial du Grand Prix de l’imaginaire. Après la lecture de ce premier épisode se déroulant dans le bois de Ryhope, vous comprendrez pourquoi.

On découvre vite que les mythagos sont le produit de la réification des mythes par le biais de la conscience collective. En quelque sorte, les héros, les princesses, les soldats des histoires du passé prennent vie aux abords du bois de Rhyope. 
Ce phénomène n’apparaît qu’ici car ce lieu n’a rien de naturel. Il exerce en outre une fascination pour celui qui y vit à proximité. C’est ainsi que le père de Steve et l’un de ses amis scientifiques se sont alors mis à étudier la forêt. Or, elle n’a aucune raison de se laisser explorer et l’on a vite fait de parcourir des kilomètres sans être certain d’en avoir atteint le centre. La raison en est simple, Ryhope égare les visiteurs, engourdit leurs esprits et les fait tourner en rond. Rien ne semble pouvoir y pénétrer. Le contraire n’est pas forcément vrai…

https://www.scifi-universe.com/critiques/7136/la-foret-des-mythagos

Avilion est le dernier roman de Robert Holdstock, son ultime incursion dans la forêt des mythagos. Une odyssée sensuelle, cruelle et pleine de dangers, dont les moindres ne sont pas ceux de la psyché.

Laura : A propos de la mythologie des arbres

Yggdrasil, arbre-monde de la mythologie nordique…

Arbre cosmique issu de l’imaginaire nordique, Yggdrasil est un axis mundi reliant neuf royaumes par ses racines et ses branches.

Les différents royaumes

Yggdrasil possède trois immenses racines, chacune menant à un royaume : Niflheimterritoire des glaces éternellesMuspellheim, le royaume du feu, dirigé par le géant Surt, destiné à détruire les neuf mondes lors du Ragnarök et Helheim, le royaume des morts.

Les royaumes du tronc sont Midgard, monde des hommes, Svartalfheim, royaume des elfes sombres et Jötunheim, terre des géants.

Le royaume des dieux, Asgard, est situé au sommet d’Yggdrasil. Il est relié à Midgard par le Bifrôst, arc en ciel faisant office de pont entre les deux mondes. Les deux autres royaumes des branches sont Alfheim, royaume des elfes de lumière et  Vanaheim, royaume des Vanes.

Les différents royaumes peuvent être regroupés par paires de principes opposés tel que le feu et la glace ou la lumière et l’obscurité. Seul Midgard, le monde des hommes, représente l’équilibre.

Les dangers menaçant Yggdrasil

Littéralement, Yggdrasil signifie « destrier du redoutable, le redoutable étant ici le dieu de la guerre, Odin, père de tous les dieux. Le frêne est si haut que sa cime, qui perce les cieux, surplombe par la même les neuf royaumes. Sous ses racines se trouve la source du destin, Urdr,ainsi que les Normes, déesses de la destinée, régissant le cours du temps, qui arrosent régulièrement Yggdrasil avec l’eau de la source pour éviter qu’il ne dépérisse et pour soigner ses blessures.

Bien qu’Yggdrasil soit un arbre puissant, il se trouve toujours menacé par divers périls, tels que le serpent géant Nidhogg, qui ronge une de ses racines. Ce dernier est régulièrement en conflit avec un aigle résidant dans les plus hautes branches du frêne cosmique, tandis que l’écureuil Ratatöskr ne cesse d’aller et venir sur le tronc du frêne, rapportant les propos de chacun à l’autre pour entretenir leurs désaccords. La chèvre Heidrun, vivant près de la cime de l’arbre, se nourrit de ses feuilles, tandis que quatre cerfs grignotent ses bourgeons. Malgré cela Yggdrasil reste constamment vert, protégé par les Normes.

Ainsi donc, Yggdrasil, l’arbre-monde grandiose, symbolise la lutte perpétuelle entre les forces de la vie et les puissances destructrices, entrela quintessence de la vie et la mort inhérente à la condition humaine.

Source :
http://cestquandmemebiendavoirunjardin.over-blog.com/2017/07/yggdrasil-l-arbre-monde-de-la-mythologie-nordique.html


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